L’alimentation de nos poules pondeuses représente (comme pour nous les humains) l’un des principaux facteurs de leur santé ; il est donc crucial de mettre en place un régime alimentaire qui favorise leur bien-être et renforce leur système immunitaire (pour les tenir à l’écart des maladies, virus et parasites éventuels).

Les restes de nos repas doivent être considérés comme une addition et non comme la base de leur alimentation (les poules ne sont pas comme les porcs et nous devons aussi être très prudents car certains aliments sont très toxiques pour elles), sinon nous courons le risque de manquer certains nutriments de base et de ne pas les mettre en mesure d’avoir une alimentation équilibrée dans le temps.

Une malnutrition peut également compromettre la production d’œufs ou provoquer un dépôt anormal dû à des déséquilibres hormonaux (par exemple des œufs dont la coquille est trop molle, une altération qui peut inciter les poules à la manger, un problème à ne pas sous-estimer qu’on appelle ovophagie).

Que donner à manger aux poules pour qu’elles pondent ?

Comme chez nous, chaque poule a des besoins nutritionnels différents, qui sont déterminés par l’âge, le poids, le sexe, le mode d’élevage et la période de l’année.

Voici quelques principes généraux à respecter et à adapter à chaque réalité individuelle.

Pendant la journée, les moments de détente/repos alternent avec la recherche constante de nourriture et une grande partie de l’apport alimentaire quotidien est le résultat de ce sondage minutieux du sol, où il serait optimal d’avoir des graminées et des plantes aussi spontanées que possible et respectueuses de la biodiversité locale (ex : un beau pâturage vert avec trèfle, chicorée, silène, plantain, thym, santolina, ail et oignon), mais aussi de petits insectes, vers de terre et vermicelles, pour un apport protéique d’excellente qualité vraiment très important.

Pour ne pas les décourager de devenir fous, les meilleurs moments pour mettre à leur disposition de la nourriture dans les mangeoires (bécasses et râteliers) sont à midi et avant le crépuscule, afin de faciliter la sieste de « l’après midi » et de dormir la nuit.

Les poules sont notoirement omnivores et vous remarquerez immédiatement qu’elles sont attirées et intriguées plus ou moins par n’importe quoi, même si, il faut le dire, chaque poule a ses préférences spécifiques et montre plus ou moins d’intérêt pour certains aliments, nous avons remarqué, en fait, par expérience directe, certains spécimens chassant des grains de raisins à des mètres et des mètres, d’autres totalement les ignorer.

L’alimentation équilibrée d’une poule adulte nécessite un apport en protéines de 16% et il est donc crucial de leur garantir ce pourcentage ; il est donc important de réaliser que ne mettre à disposition que des céréales et uniquement des herbes et plantes ne signifie pas garantir une alimentation correcte et équilibrée.

 

Céréales

Environ 35% d’un régime alimentaire équilibré est composé de céréales et il est donc juste de tenir compte du fait qu’en étant omnivores (comme tous les oiseaux), en définissant la  » ligne alimentaire  » à suivre, nous devrons prendre en compte ce premier aspect.

Il sera donc nécessaire de leur fournir un bon apport en glucides en leur assurant les bonnes doses de blé (ou blé), avoine, orge, maïs (ou maïs), sorgho, millet, panique, seigle, riz, épeautre, quinoa, etc. En plus de ces grains entiers, nous pouvons aussi préparer de la purée avec de la farine ou du son de tous les grains énumérés (en farinant à la maison les grains ou en utilisant ceux disponibles sur le marché comme, par exemple, la farine de maïs et le son d’avoine).

Légumineuses à grains

L’apport en protéines est déterminant, rendu possible par l’ajout d’une bonne quantité de pois cassés, de fèves et de soja entier cassé. Différentes préparations à haute teneur en protéines sont disponibles sur le marché, y compris les « aliments pour poussins » (teneur en protéines de 23%) et le « noyau » (à base de soja). D’autres sources possibles de protéines pourraient être des appâts anti-mouches (70 % de protéines) ou des feuilles de mûrier (20 % de protéines). Le blé et le son ne contiennent que 8 % de protéines.

Graines oléagineuses

Un autre aliment possible pour compléter l’alimentation de nos poules pondeuses peut être les graines oléagineuses (ajoutées en pourcentage de 15%-25%), comme le chanvre (100 grammes de chanvre contiennent 12 grammes de protéines en plus de fournir des fibres et des huiles très riches en acides linoléiques, 15-20% omega 3 et 45-60% omega 6), graines de lin (100 g de graines de lin contiennent 20 g de protéines en plus de fournir des fibres et de l’huile très riches en acides linoléiques, 50% oméga 3 et 25% oméga 6) et tournesol (100 g de graines de tournesol contiennent 20 g de protéines et fournissent des fibres et de l’acide linoléique, oméga 6 et acide oléique, omega 9).
Le projet d’élevage « L’œuf et le chanvre » est intéressant, il prévoit l’intégration constante du chanvre dans l’alimentation des poules pondeuses, en raison de la libération très élevée d’Omega 3 qui, selon une étude réalisée, semble favoriser la ponte d’œufs aux propriétés organoleptiques supérieures à la moyenne.

Herbes et légumes frais

Les vitamines sont présentes dans l’herbe et les légumes frais (conseillé pour éviter le céleri, le persil et le chou-fleur). Il est important que l’herbe et les légumes soient frais, non secs, non flétris (parce qu’ils sont indigestes), non moisis (parce qu’ils sont toxiques) et non cuits.
Ils adorent les feuilles du chou noir, du chou, du colza et d’autres légumes similaires. Idéalement, un « mangeoire » devrait être installé pour placer l’herbe et les légumes de façon à ce qu’ils puissent être « empilés » et non piétinés (par exemple suspendus à un piquet, un filet ou une branche, à environ 40 centimètres du sol). La pastèque et les graines de melon sont très appréciées en été.

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